• Nos séances de cinéma

    Pendant les séances nous vous montrons le cinéma russe à travers les films très connus et aimés du public slave : contes russes pour les enfants, films de l’époque soviétique, comédies et drames, films historiques, très appréciés par le peuple russe… (salle de projection de la maison de l'enfant et des découvertes d'Evreux, 4 Avenue Aristide Briand).

    L’entrée est gratuite, mais n’est  autorisé que pour les adhérents de l’association (à cause de la loi sur les droits de diffusion !). Les gens qui veulent participer à ces projets doivent adhérer à l’association (c’est possible de le faire sur place. L'adhésion est de 15 € ). 

  • SAMEDI 26 MAI

    Conférence d’histoire présentée par Georges Kichinewsky
    + L’Eté froid de 53

    Film de fiction, U.R.S.S., 1988, de Alexandre Prochkine, en couleur, sonore.

     Ce film fit l'effet d'une bombe à sa sortie en 1988, en pleine perestroïka, parce qu'il abordait un thème encore largement tabou, celui du traitement des prisonniers de guerre par le régime soviétique. Le genre est celui d'un véritable western made in USSR. L'action de déroule à l'été 1953 dans un petit village isolé de Sibérie relié au monde uniquement par un fleuve. Staline est mort en mars de la même année et Beria a fait voter en mai une amnistie pour les "droit commun". La société est déstabilisée par la mort du vojd' et  la période de flottement qui s'ensuit. Le film commence au moment où la nouvelle de l'arrestation de Beria parvient juste au village. Une bande de dangereux criminels amnistiés, après avoir attaqué un convoi transportant de l'or, se cache dans le village et va terroriser les habitants. Ces derniers vont être défendus par deux anciens détenus politiques qui, eux, n'ont bénéficié d'aucune remise de peine, et purgent ici leur assignation à résidence (pour encore 5 ans) après avoir fait leur condamnation en camp. Ces deux hommes ont été arrêtés pour deux motifs bien différents. Le premier, surnommé Louzga, est prisonnier de guerre. Ancien  éclaireur sur le 1er front front biélorusse pendant la guerre, il a été coupé de son unité, puis considéré comme un traître. Il a écopé de la condamnation maximum. Justicier à l'âme bien trempée, il a perdu toute illusion sur le pouvoir soviétique mais conservé ses qualités humaines. C'est lui le héros du film (interprété par Valéri Priemykhov). Le deuxième, Kopalytch, a un profil tout autre. Ingénieur en chef en mission à l'étranger, il a été arrêté en 1939 sous l'accusation d'espionnage à la solde des Anglais, puis déporté. Il est interprété par l'acteur très populaire Anatoli Papanov, dont c'et le dernier rôle. Bien qu'il s'agisse de deux déportés politiques, leur rapport au régime est totalement différent. Kopalytch conserve une forme d'aveuglement quant aux crimes du régime.

    L'Eté froid de 53  a été vu par 64 millons de spectateurs en une seule année  en URSS (puis acheté par 42 pays). Ce score exceptionnel pour un film russe prouve que le film a pris dans la conscience des spectateurs une certaine place due au besoin de l'opinion publique d'un dialogue sur le sujet, alors que les officiels n'y étaient encore prêts (la commande initiale de Mosfilm au réalisateur portait sur un film policier sans allusions à 1953).


  • Synopsis

    Sadko est beau et il est pauvre: il est de Novgorod, il aime la plus belle des jeunes filles de la ville. Il veut pour elle faire des prouesses. Mais il se heurte à l’hostilité des riches marchands qui voient un fauteur de troubles en ce jeune musicien, dont la grâce semble envoûter le peuple. Un soir que, solitaire au bord du fleuve, il rêve à sa bien-aimée en jouant de la harpe, il séduit la fille du roi des mers : elle lui promet sa protection secrète et merveilleuse.Il pourra pêcher des poissons d'or.Il défie alors les marchands qui veulent sa tête : s’il pêche le poisson d’or, ils devront lui remettre leur fortune ; s’il échoue, ils auront sa tête. En même temps, il s’assure l’alliance des hommes du peuple les plus forts et les plus généreux.La pêche est miraculeuse, Sadko triomphe, mais il gaspille ses richesses et perd la confiance des siens. C’est alors qu’un nouveau prodige le sauve : dans sa barque, trois poissons se métamorphosent en objets précieux. Il lui reste encore une prouesse à accomplir: il étreint sa fiancée qui lui promet fidélité, et il s'en va, sur la Volga, puis sur les mers, en quête de l'oiseau du bonheur. Il triomphe de toutes les épreuves, que ce soient les dangers de la confrontation brutale avec les barbares, ou les pièges tendus par la perfidie voluptueuse des Orientaux. Lorsqu' enfin il découvre l'oiseau du bonheur, dangereuse sirène un peu flétrie, séquestrée dans une tour par le roi cupide qui la possède, il a la révélation du secret en quête duquel il a couru le vaste monde : le bonheur est parmi les siens, sur la terre de Russie. Une dernière épreuve l’attend : pour sauver son équipage de la tempête, il rejoint le fond des mers, où il obtient la bienveillance du couple royal, d’une bourgeoise bonhomie à condition d’épouser la fée des mers, naguère sa protectrice: dans un acte suprême de générosité, celle-ci, comprenant que Sadko ne l’aimera jamais, renonce à son amour et le libère de sa prison liquide ! Sur un hippocampe, il rentre à Novgorod, où le bonheur l’attend.

     

    SAmedi 16 Décembre à 15h : SADKO

     

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  • SAMEDI 3 MARS Les Montagnes Bleues

    Un jeune romancier hante la maison d’édition dans laquelle il espère faire publier son roman Les montagnes bleues. Plein d’une juvénile ardeur, il distribue son manuscrit à tout le personnel du comité de lecture : il reçoit un accueil favorable, tous s’empruntent le manuscrit, dont le nombre d’exemplaires est insuffisant, pour le lire le soir même. Mais constamment entravés dans leur « méditation littéraire » par les multiples problèmes matériels qui retardent leur travail, les employés ne lisent rien et recréent dans leurs bureaux un univers rassurant où leurs petites occupations personnelles envahissent le temps du travail. Le directeur général fait face à tous les problèmes, d’intendance, d’édition et de repas d’affaires avec un imperturbable sang-froid, et une inefficacité qui semble justifier l’incompétence générale. Le jeune écrivain erre toujours dans les couloirs, en quête d’un avis sur son œuvre, que personne n’a lue, que tous ont perdue, et d’une décision du comité de lecture qui, enfin réuni, ne parvient qu’à approuver le titre, et s’en remet, pour le contenu, à une improbable instance supérieure. La situation matérielle s’aggrave, l’immeuble, dont les murs sont attaqués à la fois par le terrain de motoball voisin qui les ébranle, et par la construction d’un métro qui ruine leurs fondations, s’effondre au moment où un cortège d’invités de marque vient boire et danser avec l’élite intellectuelle du pays ! Tous se sauvent sous les gravats, éperdus, mais liés enfin par une solidarité, que le seul instinct de conservation mobilise…

     





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