• Samedi 24 Novembre à 15h: LA MOUETTE

    Voici un article de Télérama sur le film que nous projetterons le 24 Novembre à La MED:

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    Synopsis

    D'après la pièce d'Anton Tchekhov, musique originale d'Alfred Schnittke. Fin du XIXème siècle en Russie. Konstantin, un jeune écrivain s'oppose à l'académisme de Trigorine, l'amant de sa mère, la célèbre actrice Arkadina. Konstantin aime Nina, une jeune fille sensible qui rêve d'évasion, mais celle-ci se laisse séduire par Trigorine.

    Critique lors de la sortie en salle le 24/03/2012

    Par Cécile Mury

    Inédite en France depuis 1972, cette adaptation soviétique de la pièce d'Anton Tchekhov est une belle découverte. Invoqué par un réalisateur méconnu, Youli Karassik, l'esprit du célèbre dramaturge russe est bien là, dans la limpide villégiature de campagne où se déchire en sourdine toute une petite compagnie de bourgeois et d'artistes. Avant tout, c'est elle, « la mouette », l'innocente et idéaliste aspirante actrice, qui capte le regard. Dans ce rôle, Lioudmila Savelieva, qui fut, en 1967, la délicieuse Natacha du Guerre et paix, de Serguei Bondartchouk, est très émouvante. Le film est sage et lumineux en apparence, avec ses plans bucoliques, ses intérieurs douillets, son rythme tranquille. Mais le récit est hanté : illusions perdues, frustrations artistiques, douleur chuchotée..."

    La Mouette


  • LE RETOUR (2003)

    Samedi 27 Avril: LE RETOUR (1h 46min)

    LION D’OR ET LION DU FUTUR AU FESTIVAL DE VENISE

    La vie de deux frères est soudain bouleversée par la réapparition de leur père, dont ils ne se souvenaient qu'à travers une photographie vieille de douze ans. Est-il vraiment leur père ? Pourquoi est-il revenu après tant d'années ? Les enfants chercheront des réponses à leurs questions sur une île déserte et désolée, après un voyage avec cet homme dont ils ne savent
    rien. La beauté rude des lacs et forêts du Nord ajoute une dimension particulière au drame humain qui se déploie sous nos yeux.


  • SAMEDI 26 MAI

    Conférence d’histoire présentée par Georges Kichinewsky
    + L’Eté froid de 53

    Film de fiction, U.R.S.S., 1988, de Alexandre Prochkine, en couleur, sonore.

     Ce film fit l'effet d'une bombe à sa sortie en 1988, en pleine perestroïka, parce qu'il abordait un thème encore largement tabou, celui du traitement des prisonniers de guerre par le régime soviétique. Le genre est celui d'un véritable western made in USSR. L'action de déroule à l'été 1953 dans un petit village isolé de Sibérie relié au monde uniquement par un fleuve. Staline est mort en mars de la même année et Beria a fait voter en mai une amnistie pour les "droit commun". La société est déstabilisée par la mort du vojd' et  la période de flottement qui s'ensuit. Le film commence au moment où la nouvelle de l'arrestation de Beria parvient juste au village. Une bande de dangereux criminels amnistiés, après avoir attaqué un convoi transportant de l'or, se cache dans le village et va terroriser les habitants. Ces derniers vont être défendus par deux anciens détenus politiques qui, eux, n'ont bénéficié d'aucune remise de peine, et purgent ici leur assignation à résidence (pour encore 5 ans) après avoir fait leur condamnation en camp. Ces deux hommes ont été arrêtés pour deux motifs bien différents. Le premier, surnommé Louzga, est prisonnier de guerre. Ancien  éclaireur sur le 1er front front biélorusse pendant la guerre, il a été coupé de son unité, puis considéré comme un traître. Il a écopé de la condamnation maximum. Justicier à l'âme bien trempée, il a perdu toute illusion sur le pouvoir soviétique mais conservé ses qualités humaines. C'est lui le héros du film (interprété par Valéri Priemykhov). Le deuxième, Kopalytch, a un profil tout autre. Ingénieur en chef en mission à l'étranger, il a été arrêté en 1939 sous l'accusation d'espionnage à la solde des Anglais, puis déporté. Il est interprété par l'acteur très populaire Anatoli Papanov, dont c'et le dernier rôle. Bien qu'il s'agisse de deux déportés politiques, leur rapport au régime est totalement différent. Kopalytch conserve une forme d'aveuglement quant aux crimes du régime.

    L'Eté froid de 53  a été vu par 64 millons de spectateurs en une seule année  en URSS (puis acheté par 42 pays). Ce score exceptionnel pour un film russe prouve que le film a pris dans la conscience des spectateurs une certaine place due au besoin de l'opinion publique d'un dialogue sur le sujet, alors que les officiels n'y étaient encore prêts (la commande initiale de Mosfilm au réalisateur portait sur un film policier sans allusions à 1953).





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